Invitation

vendredi 8 février 2008, par Thierry Hubau


Il t’est peut-être arrivé de te promener, un bel après-midi d’automne, dans la montagne ou sur le bord d’un lac tranquille. Si tu as prêté l’oreille, si tu as écouté le silence, tu as sans doute entendu les mille et un bruits de la fôret : le chant des oiseaux, la course des écureuils dans les feuilles mortes, le cri-cri des insectes, la tombée discrète des feuilles, le bruissement du vent des grands arbres... tu as entendu le calme des grands espaces, tu l’as vu, tu l’as presque touché du doigt.

Alors, tu t’es assis au pied d’un arbre ou sur une pierre, et tu as savouré la douceur des lieux... tu as pris dans ta main la feuille d’érable qui chutait vers le sol, tu l’as regardée, tu l’as contemplée, tranquillement : toute cette couleur, cette lumière, cette beauté, ramassée, là, au creux de ta main !

Et là, dans la fraîcheur de l’ombre, dans le murmure léger de la nature, imperceptiblement, lentement, simplement, est monté à la surface de ton âme, du plus profond de ton coeur, ce qu’il y a de meilleur en toi, ce qui n’arrive jamais à s’exprimer de toi quand le travail à faire t’énerve, quand les bruits de la ville t’emprisonnent, quand les problèmes quotidiens te préoccupent.

Tout surpris, tu t’es réjoui de la paix qui te rafraîchissait l’âme comme source d’eau claire, de la joie qui te réchauffait le coeur comme feu de braises, de l’harmonie qui te comblait l’esprit et le corps comme musique très pure.

Tu as souhaité que ces instants de pur bonheur durent toujours.

Tu as compris que ces sommets de contemplation illumineraient tout le reste de ta vie et tu t’es promis de revenir souvent goûter la brise légère de la montagne.

Découvre la Parole de Dieu !

Cueille cette Parole comme les perles d’eau très pure de la rosée du matin sur les fleurs.

Peut-être t’aidera-t-elle à faire émerger de toi ce qu’il y a de plus chaleureux, de plus vrai, de plus beau !

Peut-être t’apportera-t-elle paix, joie, bonheur !

Peut-être sera-t-elle à ton coeur lumière, douceur, tendresse !

Et pourquoi ne la lirais-tu pas au pied d’un grand chêne dans la montagne, ou dans le calme feutré d’une église de campagne, ou devant la flamme vacillante d’un feu du soir ?

C’est tellement bon de goûter une brise légère aux soirs de grande fatigue ou de labeur, comme aux matins des grands départs ou des grands espoirs.

Texte tiré du livre de Jules Beaulac - Comme brise légère... Editions Médiaspaul

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