AIE CONFIANCE

mercredi 9 juillet 2008, par Thierry Hubau


N’ayez donc point de souci du lendemain ; le lendemain aura le souci de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. (Matthieu 6, 34).

Pourquoi t’inquiéter du lendemain ?

Pourquoi te troubler, te préoccuper, te désespérer ?

Accomplis, uni à Moi, dans le calme et la paix, la tâche qui t’est demandée.

Utilise avec intelligence les circonstances providentielles. Et pour le reste, laisse-Moi faire.

Oui, laisse-Moi te conduire comme Je l’entends. Veille à ne rien compliquer, à ne rien dramatiser.

Mes voies ne sont pas vos voies ; elles comportent parfois bien des méandres ; elles ont des tournants inattendus. Mais si tu Me laisses te conduire comme Je l’entends, rien ne te manquera. A-t-il manqué quelque chose à mes disciples quand ils M’ont suivi ?

Oui ou non, crois-tu que Je m’intéresse à toi ?

Y a-t-il un seul moment où Je te quitte du regard ?

Ne te laisse pas impressionner outre mesure par les luttes, les difficultés, les vicissitudes de la vie terrestre.

C’est la rançon de la liberté humaine ; et, d’autre part, la volonté s’exerce dans la lutte, l’âme s’affine dans l’épreuve.

La souffrance elle-même peut devenir occasion de mérite et la tentation occasion de victoire.

C’est par le dedans que se construit mon royaume. Vues par l’intérieur, les perspectives changent.

Un acte d’amour répare pour mille blasphèmes.

Une humiliation bien acceptée compense mille fautes d’orgueil.

Une croix généreusement portée obtient la guérison d’une multitude d’âmes. Même si extérieurement l’enfer semble prévaloir, garde, contre toute espérance, confiance en ma puissance. C’est Moi qui aurai le dernier mot.

J’ai vaincu le mal.

J’ai vaincu le monde.

Ne reviens pas sans cesse sur ton passé.

Ne cherche pas outre mesure à éplucher ta conscience ; tu finirais par l’écorcher.

Crois-tu vraiment que J’ai le pouvoir de pardonner et que les fautes loyalement regrettées et humblement avouées sont vraiment pour Moi comme si elles n’avaient jamais été commises ? Jamais plus je ne t’en parlerai. Donne-Moi donc une fois pour toutes tes péchés pour que Je te les pardonne, et ne t’en souviens que pour y trouver motif d’action de grâces envers ma miséricorde, et raison de générosité plus grande aux service de tes frères.

Oublie-toi surtout davantage et préoccupe-toi plutôt de ma pensée que de tes impressions.

Aie confiance à l’heure de la prière. Dans un entretien en tête à tête avec Moi tu peux tellement recevoir et Me permettre d’agir en toi comme Je le désire !

Lorsque tu te mets en état de supplication confiante, humble et ardente, c’est Moi-même qui Me prie à travers ta prière.

Demande-Moi alors ce que tu voudras : une âme confiante a tant de pouvoir ! Tu M’honores plus par la confiance que tu Me témoignes que par tout ce que tu peux Me donner d’autre.

J’ai plus hâte de t’exaucer que toi de te voir accorder ce que tu demandes.

Ne crains pas de désirer beaucoup et fort.

N’aie pas peur d’insister, pour toi et en faveur des autres. Tu ne seras jamais indiscret.

Aie davantage confiance dans mon action que dans la tienne. Certes, J’ai voulu avoir besoin de toi et J’ai fait dépendre de ton apport l’octroi de ma grâce - et ma grâce seule est féconde. Seul, le surnaturel peut engendrer le surnaturel.

C’est manquer de confiance que de ne pas prendre le temps de prier, d’étudier et de te reposer.

C’est manquer de confiance que de t’agiter en tous sens, de te laisser prendre par l’activisme, de te livrer à un zèle excessif ou intempestif.

L’essentiel, c’est d’accomplir ce que Je veux, comme Je le veux, et de Me donner ce que Je demande.

Considère ce qui passe à l’offertoire : Je ne veux que quelques gouttes d’eau dans le vin du calice. Si, avec une générosité mal comprise, le prêtre en augmentait la dose, le vin serait noyé et ne pourrait plus être transsubstancié en son Sang rédempteur.

Tu ne pourras jamais réaliser extérieurement tout le bien qu’il y a à faire. Il faut en prendre ton parti.

Ce n’est pas sur tes nerfs qu’il te faut faire porter la misère du monde, mais sur ta foi, ton espérance et ton amour.

Alors, Je Me servirai de toi, et tu seras étonné plus tard de constater le bien qu’à ton insu Je t’aurai fait accomplir.

Texte tiré du livre Coeur à coeur avec Jésus de l’Abbé G. Courtois. Collection "Feuillets de vie spirituelle n°21 - Editions Fleurus


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette