Celles


Légende de Saint Christophe

La légende de Saint Christophe

[ apprise à l’école vers 1900 et récitée par cœur par une dame âgée de 89 ans en 1978 (7 minutes de récitation !) ]

 Nul n’ignore, savant, poète ou philosophe,
 qu’avant d’être chrétien, notre bon Saint Christophe
 se nommait Offerus : un robuste garçon,
 grand comme Goliath, fort comme Samson,
 la bonté rayonnait sur son mâle visage.
 Quand il connut sa force, il se mit en voyage,
 annonçant qu’il voulait servir le souverain
 le plus grand de la terre, un prince aux bras d’airain
 assez fort pour tenir les phalanges rebelles,
 mais un cœur plein d’amour pour ses sujets fidèles.
 Or, il trouva ce roi dans toute sa splendeur.
 Le roi fut satisfait d’un pareil serviteur.

 Un jour, un ménestrel à la voix agréable,
 dans son chant prononça, je crois, le nom du diable.
 Le monarque, aussitôt, fit un signe de croix.
 Offerus l’aperçut et dit : « Tu trembles, je crois ?
 Ton front devient tout pâle et prend des airs funèbres.
 De qui donc as-tu peur ? ». « De l’esprit des ténèbres ».
 « Comment le nommes-tu ? » « Diable, Satan ou démon. ».
 « Il est plus fort que toi ? ». « Tu le vois bien. ».
 « C’est bon. Moi, je vais m’envoler sous l’étendard du diable ! ».
 En ce moment passait une troupe de cavaliers tout noirs ayant des fronts cornus ;
 Satan était leur chef. De ses pieds longs et nus,
 portant à chaque orteil un ongle métallique,
 il étreignait les flans d’un coursier fantastique.
 Offérus s’écria, reconnaissant Satan :
 « Ohé Seigneur le diable !, attends donc un instant ! »
 « Que me veux-tu ? » fit l’autre, arrêtant sa monture.
 « Te servir bravement, courir à l’aventure,
 mes jambes de géant lasseraient tes chevaux ».
 « Et bien alors, suis nous, et par monts et par vaux. »

 Une nuit que la lune répandait sa lumière,
 Satan vit une croix au bout d’une clairière.
 Il fit retourner bride à tous ses cavaliers
 et s’enfuit avec eux à travers les hayers.
 « Tu rebrousses chemin, pourquoi donc mon compère ? ».
 « Je viens d’apercevoir le signe trinitaire,
 la redoutable croix, le signe rédempteur
 du sauveur des humains. En la voyant, j’ai peur. ».
 « Le Christ est donc ton maitre ? » …« Oui, j’en suis tout en rage ».
 « Alors, je sers le Christ, achève ton voyage ! ».

 Offerus, un peu las, prends un chêne en sa main,
 le tord, le déracine et poursuit son chemin.
 Il rencontre un ermite avant peu centenaire
 et lui dit en voyant sa face débonnaire :
 « Où trouve-t-on le Christ ? » « On le trouve partout,
 sur tous les coins du monde, il est toujours debout. »
 « Et comment le sert-on ? ». « Par le jeûne, mon frère,
 par les veilles sans fin et par l’humble prière ».
 « Je ne veux ni jeûner, ni veiller, ni prier,
 je suis jeune et robuste et je veux travailler ».
 L’ermite, alors, le mène au bord d’une rivière
 qui coule impétueuse au fond d’un noir ravin.
 « Ce torrent fut frappé par un décret divin. »,
 dit l’ermite au géant. « Par une nuit brumeuse,
 son vieux pont s‘effondra dans cette onde écumeuse ».
 « Passe les voyageurs qui se présenteront
 par delà ce torrent. Sois prompt quand ils viendront ! »

 Retiré sous un toit de ronces et d’aubépines
 au bord de ce torrent qui rongeait la colline,
 chaque jour, à travers les grands flots ravageurs,
 le géant, sur son dos, portait les voyageurs.
 Une nuit qu’il dormait sur sa couche de mousse,
 il entendit le son d’une voix fraîche et douce,
 qui, trois fois, l’appela par son nom d’Offerus.
 « Oh géant, je naquis au pays de Cyrus.
 Pourrais-tu me porter sur tes larges épaules
 à travers ce torrent où pleurent tant de saules ? ».
 « Tu m’éveilles, enfant, lors que j’étais bien las,
 mais qu’importe, viens ». Et sur son dos d’Atlas,
 il met le chérubin, comme l’on pourrait mettre
 dans le creux de la main, l’oiseau qui vient de naître.

 Il entre dans le torrent et le flot se gonfle en murmurant.
 Les étoiles du ciel sur un voile obscurci
 ont caché leur lumière. Ici, là-bas, la nuit.
 Et le torrent toujours s’enfle et gonfle avec bruit.
 « Enfant, tu deviens lourd, je crois porter le monde ! »
 Il lève alors les yeux et vois la tête blonde
 du bel enfant briller d’une auréole d’or.
 « Qui t’as mis sur le front cette belle auréole ?
 Fais à ton serviteur entendre une parole ».
 Et l’enfant aussitôt lui répond :
 « En effet, tu fléchis sous le monde et celui qui l’a fait,
 poursuis ta mission en serviteur fidèle,
 car le prix qui t’attend dépassera ton zèle » .
 Et prenant un peu d’eau dans sa divine main,
 il la fit ruisseler sur ce front surhumain,
 en disant au géant vêtu de pauvres étoffes :
 « tu portas Jésus-Christ, tu seras Saint Christophe ».

 



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Celles - Mont de l’Enclus *************************

MESSES DOMINICALES

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DATES DE CÉLÉBRATION DES BAPTEMES, D’OCTOBRE 2017 A JUIN 2018

 Amougies – le 22 octobre à 12 h 30 et le 11 février à midi
 Anseroeul – le 19 novembre à 11 h, le 18 mars à midi et le 6 mai à midi
 Celles - le 12 novembre à 12 h 30, le 28 janvier à midi et le 13 mai à midi
 Escanaffles – le 5 novembre à 12 h 30, le 25 février à midi et le 29 avril à midi
 Molenbaix – le 1er octobre à 12 h 30, le 3 décembre à 11 h 30 et le 22 avril à midi
 Orroir - le 26 novembre à midi, le 7 janvier à midi et le 27 mai à midi
 Popuelles - le 10 juin à midi
 Pottes – le 15 octobre à 12 h 30, le 17 décembre à midi et le 24 juin à midi
 Russeignies – le 8 octobre à midi, le 10 décembre à midi et le 8 avril à midi
 Velaines - le 29 octobre à 12 h 30, le 4 mars à midi et le 3 juin à midi

 

Dans le secteur de Celles - Mont de l’Enclus, tous les baptêmes se célèbrent un dimanche



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